lundi 14 juillet 2008

Bras dessus, bras dessous, les épaules taillées à former une éclipse. Sans dessus, sans dessous, j'avale le calice, hips.


Une journée de soleil, une journée estivale, comme on aime en avoir pendant le mois de juillet, c'est vraiment le meilleur remède, la seule thérapie qui ait fait ses preuves (à mon avis).
Ce matin, on se réveille, la tête dans le coltard après la soirée d'hier, et on prend le petit-déjeuner dehors sous le ciel immaculé, pendant que Papa prépare et répare les vélos pour la promenade qui est prévue dans la journée. Vers treize heures, on se décide enfin à descendre à Poses pour pique-niquer en bord de Seine. Le rituel du remplissage des sacs à dos terminé - après une heure d'interrogations existentielles : saucisson ou jambon dans le sandwich ? combien je prends de bouteilles d'eau ? on emmène les maillots ? tu peux me prendre ma serviette de bain ? - on est prêt à partir, huit cyclistes du dimanche, plus exactement du quatorze juillet, affublés de chapeaux colorés, de lunettes de plage, de sandalettes kickers et de sacs à dos chamarés avec des petites peluches qui pendouillent sur les côtés.
Il n'y a pas de problème particulier à signaler pour l'aller, on traverse tranquillement les quelques petits villages qui se trouvent sur la route et les écluses de Poses, avant de trouver un petit coin tranquille, au bord de l'eau, pour déjeuner.
Partie de campagne.
C'est vraiment beau, la Seine sous le soleil et le ciel bleu. On prend des photos, on joue à Indiana Jones et Tomb Raider dans la vase, on monte dans la barque moisie qui est attachée à l'espèce de quai en bois qui est en tout aussi mauvais état. Louis décide d'y passer la moitié de l'après-midi. "Dis, pourquoi les libellules elles sont encastrées ?" (la petite Marie, dix-huit ans, à son Papa)
Bref, c'est du bonheur à l'état pur. Vous ne trouvez pas que l'écureuil (la grosse femelle) de Merlin l'Enchanteur est trop mignonne ?
Le retour n'a pas été aussi facile que l'aller... On crache ses boyaux dans la côte qui n'en finit pas (c'est sûr, la descente était moins ardue), même les vaches vont plus vite sur leurs quatres pattes que les cyclistes sur leurs deux-roues super perfectionnés avec huit vitesses. Mais j'avoue qu'on ressent une certaine fierté quand on est de retour à la maison. Un saut dans la piscine, un grand jus de fruits, de la musique à fond les décibels, et une sieste dans l'herbe, le nez dans les fleurs de trèfle et les pâquerettes.
Et son appel tant attendu... Mais je ne vais pas encore m'éterniser. Il est juste entrain de tout changer dans ma vie, et plus précisément dans mes sentiments qui étaient, depuis trois ans, destinés à une seule et unique personne. Et celle-ci a disparu de mon esprit depuis dix-sept jours... Coup de coeur. Pas de foudre, parce que je trouve cette expression stupide. Paf, comme ça. Et basta. Une seule envie depuis : lui et lui seul.
La fin de la journée est aussi agréable que son début, puisqu'elle finit en apéro dans le jardin et barbecue...
Les vacances sont enfin là.

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